conservatoire
- nature
- nom masculin
- diction
- [kɔ̃sɛʁvatwaʁ] · 4 syllabes
- attesté
- 1370
- usage
- 7 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
-
Lieu destiné à conserver quelque chose.
- Les professions qui comportent l’usage constant de la parole ou de l’écriture sont des conservatoires tenaces de clichés. Remy de Gourmont, Esthétique de la langue française, 1899, p. 309
-
Mont de Piété, crédit municipal de la ville de Paris.
- Il vaut mieux vider un beurrier que d’emplir un conservatoire. On peut dévaliser un banquier, mais ne rien mettre au Mont-de-Piété. Hogier-Grison (pseudonyme de F. Hogier et Georges Grison), Les Hommes de proie, Le Monde où l’on vole, 1887, page 296
-
Lieu où conserver les meubles, mobilier.
- Ne laissez pas la tournante au conservatoire de cambuse ni à la lourde : Ne laissez pas la clef à vos meubles, aux armoires. Léon Paillet, Voleurs et volés, 1855, page 91
- Lieu destiné à conserver des végétaux pendant l’hiver, serre.
-
Établissement public qui assure le maintien des traditions, des savoirs, des savoir-faire et à en promouvoir l’enseignement.
- Il voudrait que fût fondé un conservatoire de danse castiza, pour maintenir les traditions de la pure danse andalouse, inculquer à la jeunesse le mépris des danses de dancing, et bien marquer que l’Espagne revendique officiellement comme une de ses richesses l’art flamenco. Henry de Montherlant, La Petite Infante de Castille, 1929, page 669
-
École de musique.
- Vingt-cinq ans, musicienne, premier prix de piano au conservatoire : elle se nommait Cécile Fleury. Romain Rolland, Jean-Christophe, Les Amies, 1910, page 1132
Adjectif 1
1 emploi spécialisé
-
Droit
Qui a pour but de conserver.
- Leur premier soin, après l’acte conservatoire du prince royal & de la royauté, fut de rappeler au ministère leurs créatures, Servan, Clavière & Rolland. Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793
Origine du mot
Du latin conservatorius (adjectif) et conservatorium (nom). Le sens d’« école de musique » est le calque de l’italien conservatorio qui désigne dès le seizième siècle des écoles de musique à Naples, Venise et Palerme.
Dans le dictionnaire latin : conservatorius
1873 — le Littré
CONSERVATOIRE1 adj. (kon-sèr-va-toi-r')
Qui conserve. encore relevé aujourd’hui
Terme de droit. Acte conservatoire, acte de procédure qui a pour objet d'empêcher qu'il ne soit porté préjudice à un droit ; opposé à acte d'exécution. Saisie conservatoire.
Étymologie
Conserver.
CONSERVATOIRE2 s. m. (kon-sèr-va-toi-r')
1 Nom de certains établissements publics. Le Conservatoire de musique, haute école de musique qui conserve l'art et qui fut fondée à Paris en 1784, à l'imitation d'établissements semblables en Italie, et, par extension, école où l'on forme des sujets pour la musique, la danse, la déclamation.
Le Conservatoire des arts et métiers, établissement où sont exposés des modèles de machines et où l'on fait des cours techniques ; il fut fondé en 1794.
2 Autrefois, maison où l'on retirait des orphelins, des filles et des femmes, pour les préserver de la débauche.
3 Réunion des conservateurs d'un établissement. Le conservatoire de la bibliothèque impériale.
Étymologie
Conserver.
CONSERVATOIRE3 s. f. (kon-sèr-va-toi-r')
Ancien terme de jurisprudence. Siége du conservateur des droits de quelques corps, d'une université. Juge à la conservatoire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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