lavoir

nature
nom masculin
diction
[lavwaʁ] · 2 syllabes
usage
5 par million de mots

Sens et définitions

Nom 8

  1. Emplacement dans une ville où l’on peut laver le linge moyennant une rétribution.
    • Et voici le lavoir tari, où l’on peut vérifier, dans la vase qui garde les empreintes, quels chevaux ont l’habitude de se baigner. Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 127
  2. Sorte de vaste bac avec un plan incliné pour laver le linge.
    • Je gagnai le vestibule à tâtons, entre la cuisine et la buanderie. Je cherchais toujours. Disparue, l’essoreuse à linge, remplacé, l'ancien lavoir. À la place, un évier moderne. Mary Marcus, Le refuge des souvenirs, traduit par Brigitte Hébert, Presses de la Cité, 2017
  3. Blanchisserie.
    • Elle venait encore au lavoir, il y a quelques années, par plaisir, seulement pour rincer. Bernard Augereau, Les dits du linge, 2001
  4. Accessoire destiné à être vissé sur la baguette du fusil et qui permet de coincer un chiffon pour ensuite l'introduite dans l'âme du canon afin de le nettoyer l'arme.
    • Lavoir : Accessoire de nettoyage du canon d'une arme dans lequel est ménagé une ouverture pour le passage d'un chiffon. Le lavoir comporte une partie filetée soit mâle soit femelle de façon à se visser sur l'extrémité d'une baguette. http://armesfrancaises.free.fr/lexiqueL.html
4 emplois spécialisés
  1. Architecture Bassin public alimenté en eau aménagé pour rincer le linge.
  2. Religion Dans les communautés et dans les sacristies, lieu où on se lave les mains.
  3. Technique Appareil destiné à laver les substances que l’on emploie dans les manufactures ; machine dont on se sert pour laver le minerai, dans les mines.
    • La mine brute est lavée dans des lavoirs à bras suivant les procédés que nous avons déjà décrits. Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 81
  4. Métallurgie Atelier de préparation du charbon dans lequel un procédé d'épuration est appliqué par voie humide.

Citation

Lorsque les jeunes filles furent proche du fleuve, vers l'endroit où étaient les lavoirs publics, elles dételèrent les mulets
Fénelon, t. XXI, p. 350

Origine du mot

Provenç. lavador ; esp. lavadero ; ital. lavatoio ; du lat. lavatorium, de lavare, laver. — Littré, 1873

1873 — le Littré

LAVOIR s. m. (la-voir)

1 Place dans un cours d'eau ou dans un réservoir d'eau où on lave le linge. encore relevé aujourd’hui

  • Lorsque les jeunes filles furent proche du fleuve, vers l'endroit où étaient les lavoirs publics, elles dételèrent les mulets — FÉN., t. XXI, p. 350

Fig.

  • Il [saint Clément] enseigne que le baptême est appelé un lavoir, parce qu'on y lave les péchés, et une grâce, parce qu'on y remet la peine qui leur est due — BOSSUET, Déf. de la trad. et des saints Pères, VIII, 26

Lavoir de Bethséda, ou piscine, réservoir d'eau proche du temple de Jérusalem où se rendaient les malades.

  • On n'a parlé que de lui [un charlatan qui guérissait en mettant une poudre de sympathie dans l'urine] depuis quelque temps ; sa maison ressemble au lavoir de Bethséda ; tous les malades y accourent — BAYLE, Lett. à M*** 7 mars 1697

2 Lavoir de cuisine, lieu où on lave la vaisselle. encore relevé aujourd’hui

3 Dans les communautés et dans les sacristies, lieu où on se lave les mains. repris par le Wiktionnaire

4 Dans les manufactures, certains appareils destinés à laver les substances qu'on y emploie. encore relevé aujourd’hui

Dans les mines, machine dont on se sert pour laver le minerai.

  • Le lavoir foncé de fer et percé de petits trous, inventé par M. Robert, sera très utile pour les mines mêlées de terre grasse et attachante — BUFF., Min. t. IV, p. 112, note e.

5 Verge garnie d'un linge mouillé pour nettoyer les canons de fusil.

6Terme de minéralogie. Lieu où l'on tire de l'or par le lavage. Un lavoir très abondant.

7Terme de pêche. Cage à jour établie au bord de la mer, dans laquelle on lave les morues qui ont été mises au premier sel.

Historique

XIIe s.

  • Co [ce] fud li laveurs u [où] li pruveire [les prêtres] soleient laver, quant durent el temple celebrer — Rois, p. 256
  • De co [ce] fist Salomon tuz les vaissels de araim el temple e neis [même] le grant lavur que l'um apeled mer d'araim — ib. 147

XIVe s.

  • Un petit lavouer, c'est assavoir chaufette et bassin d'argent veré, et est le pied esmaillé à bestes, pesant iij marcs, once et demye — DE LABORDE, Émaux, p. 357

XVe s.

  • Les deux escuyers vinrent au bassin et au lavoir — FROISS., III, IV, 23
Étymologie

Provenç. lavador ; esp. lavadero ; ital. lavatoio ; du lat. lavatorium, de lavare, laver.

Supplément au dictionnaire

LAVOIR. - HIST.

XIVe s. Ajoutez :

  • [Brebis] Qui dou laveoir sont issues — MACÉ, Bible en vers, f° 110, 2e col.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « lavoir » du Wiktionnaire.

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