marée
- nature
- nom féminin
- diction
- [maʁe] · 2 syllabes
- usage
- 26 par million de mots
Sens et définitions
Nom 7
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Arrivage de poisson de mer qui n’est pas salé.
- — Il faut m’apporter de la marée, dit madame, et ce que tu voudras pour me faire deux plats, et des huîtres. Jean-Roch Coignet, « Les cahiers du capitaine Coignet (1799-1815) », Hachette, 1899, page 52
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figuré Affluence plus ou moins importante de quelque chose ; flots, eaux, vagues, humains, animaux, etc.
- À Séoul, Son Kyung-rak se prépare déjà à accueillir une marée de voyageurs venus du continent. AFP, « « Plus on est de fous… » : l’Asie se prépare au retour attendu des touristes chinois », Le Journal de Québec, 5 janvier 2023
5 emplois spécialisés
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Océanographie
Variation périodique du niveau de la mer, due principalement à l’action gravitationnelle de la Lune et du Soleil, se manifestant par l’alternance de la pleine mer et de la basse mer.
- La marée est la réponse des océans à l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil. David George Bowers, et al. « 1. En observant la marée ». Les marées, EDP Sciences, 2021. p.13-27. CAIRN.INFO,
- Pêche Sortie, campagne ou durée de pêche en mer.
- Yachting et navigation de plaisance Mouvement périodique des eaux de la mer qui s'élèvent et s'abaissent chaque jour à des intervalles réguliers Ce phénomène qui se produit d'habitude deux fois par jour, exactement toutes les 12 heures 25 minutes en un même point, est plus ou moins sensible selon les lieux, selon les mers et les océans.
- Hydrologie et hydrographie Partie d'eau ou de mer ou de rivière comprise entre le flux et le reflux des marées d'équinoxes de printemps.
- Industr. alim. Produit de la mer frais destiné à la consommation (poisson, crustacés, coquillages).
Formes fléchies 1
- Participe passé féminin singulier de marer.
Citation
Mon père était exactement averti, toutes les marées, de ce qui se passait à Bordeaux
Origine du mot
De mer, du latin mare (« mer »).
Dans le dictionnaire latin : mare
1873 — le Littré
MARÉE s. f. (ma-rée)
1 Mouvement des eaux de la mer qui, périodiquement et deux fois dans les vingt-quatre heures, s'enflent, montent et se répandent sur les rivages, pour se retirer ensuite et reprendre leur niveau moyen. Marée montante. Marée descendante. Chaque marée est d'environ douze heures, six heures pour monter et six pour descendre. La marée retarde chaque fois de trois quarts d'heure. L'heure de la marée. Dès l'antiquité, on avait remarqué que la marée est liée au mouvement de la lune ; mais ce n'est que depuis Newton que l'on sait qu'elle dépend de la gravitation universelle et qu'on a pu en faire la théorie. encore relevé aujourd’hui
- Les vents et la marée secondèrent son impatience — HAMILT., Gram. 11
- Mon père était exactement averti, toutes les marées, de ce qui se passait à Bordeaux — SAINT-SIMON, 9, 110
4 autres citations
- La profondeur et la figure des côtes, les vents et les courants altèrent tellement la hauteur des marées, qu'il n'y a peut-être pas deux endroits sur la terre où elle soit exactement la même — D'ALEMB., Introd. précess. équin. Œuvres, t. XIV, p. 56, dans POUGENS.
- Plus une mer est vaste, plus les phénomènes des marées doivent être sensibles, dans une masse fluide, les impressions que reçoit chaque molécule se communiquant à la masse entière ; c'est par là que l'action du soleil, qui est insensible sur une molécule isolée, produit sur l'océan des effets remarquables — LAPLACE, Exp. IV, 11
- Les marées sont l'effet de l'attraction exercée par le soleil, et surtout par la lune, à cause de sa proximité, sur les eaux dont la mobilité leur permet d'obéir à cette force en s'élevant dans certaines parties, ce qui leur fait abandonner les rivages, qu'elles recouvrent ensuite, lorsque la terre, par sa rotation continuelle, présente d'autres parties à l'action des corps célestes — LEGOARANT
- Ô flots, que vous savez de lugubres histoires !.... Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées, Que vous avez le soir quand vous venez vers nous ! — V. HUGO, Rayons et ombres, Oceano nox.
Grande marée, marée considérable qui arrive à l'époque des syzygies.
À mi-marée, environ trois heures avant la pleine ou la basse mer.
Prendre la marée, prendre le temps où la marée est favorable, pour entrer dans un port ou pour en sortir.
La marée monte, le flot arrive.
Fig. La marée monte, c'est-à-dire la colère, la mauvaise humeur éclate.
- Le compliment fut d'abord fraîchement reçu ; incontinent après la marée monta, et voilà la duchesse du Maine aux reproches — SAINT-SIMON, 258, 214
Avoir vent et marée ; aller contre vent et marée, voy. VENT.
2 Poisson de mer qui n'est pas salé. encore relevé aujourd’hui
- La marée arrive cependant de tous côtés ; on cherche Vatel pour la distribuer ; on va à sa chambre, on heurte, on enfonce la porte, on le trouve noyé dans son sang — SÉV., 47
- Toi, voluptueux Parisien, qui n'as jamais fait d'autre grand voyage que celui de Dieppe pour y manger de la marée fraîche — VOLT., Dict. phil. Patrie.
Odeur de marée, odeur assez désagréable qu'a le poisson en masse, même frais.
Populairement. Arriver comme marée en carême, arriver à propos (voy. cependant MARS et CARÊME).
Terme d'ancienne législation. Chambre de la marée, juridiction qui connaissait des affaires civiles et criminelles relatives au commerce du poisson.
3 Marée se dit populairement d'un liquide répandu ou qui coule. La cuve est percée et laisse échapper une marée de lessive. Le chien a pissé une grande marée contre la porte. encore relevé aujourd’hui
Historique
XIIIe s.
- Quiconques ameine poisson de mer à Paris de deus marées, il pert le poisson toutes les fois qu'il en seroit repris — Liv. des mét. 270
XIVe s.
- Ainsi Sainte-Severe fu prise et conquestée ; De blefs et de bon vin y ot grande marée [abondance] — Guesclin. 20393
XVe s.
- Et vinrent de cette marée la premiere nuit gesir devant Gravesainde ; l'endemain et la tierce marée ils nagerent tant par mer qu'ils virent Flandre — FROISS., I, I, 68
- Si ils [les pêcheurs] se guerroyoient, on n'auroit point de marée, ni nul n'oseroit aller pescher, si il n'estoit conduit et gardé de gens d'armes — ID., II, III, 45
1 autre citation
- Recepte des caves deues au roy, c'est assavoir que chascun pescheur doivent au seigneur en saison de caresme une marée — DU CANGE, maretinium.
XVIe s.
- Pour aller à Anver querir la charge de deux chevaulx de marée — CARLOIX, VI, 11
- Et ayant fait voile avec vent et marée, fort à gré, nous vinsmes surgir en moins de dix heures à Douvres — ID., VIII, 30
1 autre citation
- Ainsi se forgea cette infinie marée d'hommes qui s'escoula en Italie sous Brennus et aultres — MONT., III, 98
Étymologie
Marée tient à une forme barbare mareare, mariare, naviguer, qu'on trouve dans du Cange, et qui vient de mare, la mer.
Supplément au dictionnaire
MARÉE. Ajoutez :
4Terme de pêche.
- Au jour se fait le travail inverse, et les lignes [dites palangres] sont relevées en commençant par le bout du large ; cette double opération s'appelle une marée — Rev. des Deux-Mondes, 1er nov. 1874, p. 116
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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