copeau

nature
nom masculin
diction
[kopo] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
co

Sens et définitions

Nom 6

  1. Lamelles de bois très fines dont on fait des peignes ou des ornements.
  2. Tranches fines de roche schisteuse dont on fait les ardoises.
  3. argot Frites.
  4. Petits morceaux, bribes.
    • C’est ça qu’elle m’avouait, par petits copeaux. Elle y allait sans pitié. Je sentais l’aubier sensible qui pleurait sous les coups de rabot. Jean Giono, Un de Baumugnes, Grasset, 1929
2 emplois spécialisés
  1. Menuiserie Éclat, morceau ou rognure qu’on enlève du bois avec un instrument tranchant.
    • Un copeau scié est prisonnier des parois latérales du trait de scie. Christian Sales, La scie à ruban : Théorie et pratique du sciage des bois en grumes, 1990
  2. Usinage Tortillon de métal.
    • Des copeaux d’acier, de cuivre, de plomb.

Citation

[Elle] touche le poli des planches, ramasse des copeaux par terre
Jean-Jacques Rousseau, Ém. V

Origine du mot

Du moyen français escopeau, de l’ancien français escoupel, escopel (« copeau »), du latin cuspis (« pointe, objet pointu »).

Dans le dictionnaire latin : cuspis

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

COPEAU s. m. (ko-pô)

1 Morceau, éclat enlevé d'une pièce de bois par un instrument tranchant.

  • [Elle] touche le poli des planches, ramasse des copeaux par terre — J. J. ROUSS., Ém. V
  • La vieille femme jeta dans le feu quelques copeaux — CHATEAUB., Natch. II, 226

Vin de copeau, vin nouveau dans lequel on fait tremper des copeaux pour l'éclaircir

2Terme de fabricant de peignes. Copeau de bois, morceau de bois débité à la scie pour faire un peigne. encore relevé aujourd’hui

3 Déchet des pierres dont on tire les ardoises.

Remarque

On a continué dans le XVIIe siècle à dire coupeau comme dans le XVIe siècle :

  • Ce maître-faiseur de coupeaux En tranche bientôt les poteaux Tout ainsi qu'il eût fait des raves — SCARR., Virg. trav. II
Historique

XIIIe s.

  • Et les coypiaulx et les chappuis Prendras en gré que j'en chappuis ; Car ce te plaist qu'on en puet faire — J. DE MEUNG, Tr. 1618

XIVe s.

  • Le supliant prist une atele ou coipel à terre et le jeta vers sa femme — DU CANGE, astula.

XVIe s.

  • Va chez un menuisier, et tu trouveras que, quand il rabote quelque table, il se fait des escoupeaux longs et terves comme papier — PALISSY, 28
  • Ce vin ainsi preparé est appellé vin de coipeau, aiant prins son nom des coipeaux de fousteau dont il est composé — O. DE SERRES, 224
1 autre citation
  • Tel disoit estre Socrate, parce que, le voyant au dehors et l'estimant par l'exterieure apparence, n'en eussiez donné un coupeau d'oignon — RABEL., Prol. du 1er livre.
Étymologie

Norm. coipeau ; picard, copieux ; Berry, coupeau, coupiau ; génev. coupeau ; bas-lat. coipellus et coispellus. La dérivation paraît bien être de couper ; pourtant il est singulier qu'on ne le trouve jamais écrit colpeau, et que la voyelle soit coi plus souvent que cou ; cela donne de la consistance au soupçon de Diez qui se demande si on ne pourrait y voir un dérivé de cuspis, pointe ; le fait est que l'ancien français avait coispel au sens de pointe, d'épine ; qu'on trouve coispellus au sens de copeau ; et que dès lors on peut supposer une assimilation entre couper et cuspis.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « copeau » du Wiktionnaire.

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