couvée

nature
nom féminin
diction
[kuve] · 2 syllabes
usage
1 par million de mots
parenté
co

Sens et définitions

Nom 2

  1. familier Famille nombreuse.
    • Mon oncle et moi, nous fîmes très bon accueil à cette « couvée » ; bientôt il y eut trois ou quatre de ces marmots sur nos épaules, autant sur nos genoux et le reste entre nos jambes. Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, ch. 13, 1867
1 emploi spécialisé
  1. Zoologie Ensemble des œufs qu’un oiseau couve en même temps, puis les petits qui en sont éclos.
    • Le même nid sert pour plusieurs couvées. La couleur des petits est d'abord d'un vineux grisâtre avec des raies fauves comme maillées. « Élevage des oiseaux de basse-cour colorés », dans La Terre et la vie, vol. 34, Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, 1887, page 650

Formes fléchies 1

  1. Participe passé féminin singulier de couver.

Citation

On ne voit pas que le coq se mette aucunement en peine de la couvée
Jean-Jacques Rousseau, Inég. note M

Origine du mot

Couver ; Berry, couée ; saintong. coûée. — Littré, 1873

1873 — le Littré

COUVÉE s. f. (kou-vée)

1 Les œufs qu'une femelle d'oiseau couve en même temps. Il y avait tant d'œufs à la couvée. encore relevé aujourd’hui

  • Achetait un cent d'œufs, faisait triple couvée — LA FONT., Fabl. VII, 10

2 Les petits éclos. non relevé aujourd’hui

  • Notre alouette de retour Trouve en alarme sa couvée — ID., ib. IV, 22
  • On ne voit pas que le coq se mette aucunement en peine de la couvée — J. J. ROUSS., Inég. note M
1 autre citation
  • Poëte, prends ton luth ; c'est moi, ton immortelle, Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux, Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle, Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux — A. DE MUSSET, Poésies nouvelles, la Nuit de mai

3Fig. et familièrement. Il se dit de certaines gens et de leur famille. Toute la couvée n'en vaut rien.

  • Quelle tristesse de se séparer de ce qui est bon, et quelle joie de voir partir une foule de Provençaux tels que vous me les nommez ! Ne vous souvient-il point de la couvée [visite nombreuse] de Fouësnel, et comme nous tirions agréablement le jour et le moment de leur bienheureuse sortie ? — SÉV., 346
  • Et vous souhaite toute sorte de bonheur et à cette jolie couvée qui est sous votre aile, et qui vous doit donner tant de plaisir et de consolation — SÉV., t. VIII, lett. 762, dans POUGENS
Historique

XIIIe s.

  • Et s'el n'a pas prise provée D'eus deus ensemble la covée, Mes bien en chiet en jalousie Qu'el set ou cuide estre acoupie.... — la Rose, 9840

XVe s.

  • Il viendra d'estrange terre par mer une grande couvée de fortes et merveilleuses gens en la grande Bretaigne qui toute la terre mettra en sa subgection — Perceforest, t. V, f° 97

XVIe s.

  • On remuera les œufs une couple de fois durant la couvée [incubation artificielle] — O. DE SERRES, 358
  • Pour les primeraines couvées seront les cabinets les plus chauds et ensuite les autres par ordre — ID., ib.
3 autres citations
  • Plusieurs petites couvées pourra-on assembler pour faire une grande bande de pouiets — ID., 360
  • Comme la meilleure conduite des poulets appartient au chapon, ainsi la plus profitable couvée est celle deue à la poule d'Inde — ID., 361
  • Ainsi pour vous, oyseaux du ciel, Ne sçauriez faire une couvée — MAROT, t. II, p. 355
Étymologie

Couver ; Berry, couée ; saintong. coûée.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « couvée » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire