avarice
- nature
- nom féminin
- diction
- [avaʁis] · 3 syllabes
- usage
- 4 par million de mots
- parenté
- a
Sens et définitions
Nom 1
-
Attachement excessif à la possession d’argent, de richesses, sans en faire l’usage.
- Et l’avarice, considérée comme un péché par l’Église catholique, est devenue le signe d’une défense intelligente contre la surconsommation. Alain Rey, Les radins savent gérer leur argent, dans 60 millions de consommateurs, hors-série nᵒ 151, octobre-novembre 2010
Proverbes et citations
- au diable l’avarice
- L’avarice perd tout en voulant tout gagner. Jean de La Fontaine
- La peste soit de l'avarice et des avaricieux ! Molière
Origine du mot
Du latin avaritia (sens identique).
Dans le dictionnaire latin : avaritia
Le mot raconté
L’avarice est aujourd’hui le désir excessif d’accumuler, mais les anciens emplois sont moins étroits. Le mot vient d’avaritia et d’avarus ; dès le XIIe siècle, il est représenté comme une blessure qui pousse l’homme vers d’autres fautes. Au XIIIe, on parle de satisfaire son avarice et de l’appeler racine de tous les maux.
Au XVIe siècle, une avarice peut pourtant être le désir de tendres caresses. Le même mot continue alors de nommer aussi la soif d’argent qui domine un homme. Il a donc pu couvrir un appétit démesuré sans être limité à la richesse, avant de se fixer plus nettement sur l’accumulation et sur les actes sordides qu’elle inspire. Ce resserrement explique la sévérité morale attachée au mot.
1873 — le Littré
AVARICE s. f. (a-va-ri-s')
1 Désir excessif d'accumuler. encore relevé aujourd’hui
- À quels maux me livra sa barbare avarice — VOLT., Alz. II, 4
- Ces Scythes malheureux ont connu l'avarice — ID., Scythes, IV, 2
2 Acte d'avarice. non relevé aujourd’hui
- Tant de médisances mordantes, tant d'avarices sordides — FLÉCH., Serm. I, 37
Historique
XIIe s.
- À la fois avient ke cil cui avarisce navret, voit un altre plonchier [plonger] el voragine de luxure — Job, 451
XIIIe s.
- Pour aazier [satisfaire] s'avarisce — BEAUMANOIR, 22
- Avarice qui est racine de touz maus — Psautier, f° 147
XVIe s.
- Toute leur avarice n'estoit qu'à se mignarder des plus tendres caresses — YVER, p. 563
- Gabinius mesme faisoit quelque difficulté d'entrer en ceste guerre, combien que l'avarice de ces dix mille talents le dominast et le maistrisast fort — AMYOT, Anton. 4
Étymologie
Provenç. et espagn. avaricia ; ital. avarizia ; d'avaritia, d'avarus, avare.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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