vexation

nature
nom féminin
diction
[vɛksasjɔ̃] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
vexer

Sens et définitions

Nom 2

  1. Action de vexer.
    • – Bigre ! s’écria-t-il, avec un sentiment d’infinie vexation. Quel idiot je suis ! J’aurais dû leur faire rendre leurs épées… H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 359 de l’édition de 1921
1 emploi spécialisé
  1. Catholicisme Trouble causé à une personne par le diable ou ses démons, sans que ces derniers soient présents dans le corps de celle-ci.
    • Les vexations se manifestent principalement comme des sortes de plaisanteries méchantes perpétrées par le démon. Car l'ennemi est capable de se livrer à des « blagues » vraiment cruelles. Et il ne s'en prive pas ! Patrice De Méritens, « Les confessions de l'exorciste du Vatican », 18 septembre 2010

Citation

Je n'ai connu que vexations, et j'espère bien en essuyer jusqu'à mon dernier jour
Voltaire, Lett. d'Argental, 25 avr. 1764

Origine du mot

Du latin vexatio.

Dans le dictionnaire latin : vexatio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

VEXATION s. f. (vè-ksa-sion ; en vers, de quatre syllabes)

Action de vexer, de tourmenter. encore relevé aujourd’hui

  • Et pour la seconde table [du Décalogue] qui regarde le prochain, nous attaquons tous les jours son honneur par nos médisances, son repos par nos vexations, son bien par nos rapines.... — BOSSUET, Sermons, Fond. veng. div. 1
  • Je n'ai connu que vexations, et j'espère bien en essuyer jusqu'à mon dernier jour — VOLT., Lett. d'Argental, 25 avr. 1764
2 autres citations
  • Ce fut là le germe de cette haine inextinguible qui se développa depuis dans mon cœur, contre les vexations qu'éprouve le malheureux peuple et contre ses oppresseurs — J. J. ROUSS., Conf. IV
  • Pausanias, accusé de vexations envers les alliés, soupçonné d'intelligence avec les Perses — BARTHÉL., Anach. Introd. part. 2, sect. 2

Au sens passif, la vexation de, la vexation éprouvée par.

  • Il est assez ordinaire à ceux qui sont en place, d'être peu touchés des vexations des personnes faibles et sans crédit, et de se rendre sourds à leurs plaintes — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. IV, p. 130, dans POUGENS
Historique

XIIIe s.

  • Ceu est à savoir des vexations e des injures e des vilanies faites aux nonains de la Bademoriere — Bibl. des ch. 4e série, t. IV, p. 79

XVe s.

  • Vexation donne entendement, dit le sage — Jouvencel, f° 20, dans LEROUX DE LINCY, t. II, p. 498

XVIe s.

  • Il ne se peut faire que nous ne soyons agitez d'une merveilleuse vexation en pensant à cela — CALV., Instit. 472
  • L'esprit se tenant tousjours en repos et en santé, non pas sans action, mais sans vexation, sans passion — MONT., IV, 152
Étymologie

Prov. vexatio ; esp. vejacion ; ital. vessazione ; du lat. vexationem, de vexare, vexer.

Supplément au dictionnaire

VEXATION. Ajoutez : - REM. Vexations, au pluriel, a été employé dans l'arrêt qui condamna Lally, comme désignant un crime ou un délit. Sur quoi Voltaire remarque : L'arrêt ne dit point qu'il [Lally] ait été concussionnaire ; cet arrêt lui reproche vaguement des vexations, et ce mot de vexations est si vague qu'il ne se trouve chez aucun criminaliste, Lettre à d'Alembert, 13 juin 1766.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « vexation » du Wiktionnaire.

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