vêtement
- nature
- nom masculin
- diction
- [vɛtəmɑ̃] · 3 syllabes
- usage
- 19 par million de mots
- parenté
- vêtir
Sens et définitions
Nom 2
-
Ce qui sert à se vêtir.
- Bernard sourit, hocha la tête et, glorieux de son vêtement coupé dans une étoffe cannelle de mauvais goût, m’offrit une cigarette. Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928
-
Pièce formée par quatre triangles, qui couvrent les quatre angles de l'écu, de manière à ne laisser voir du champ que la forme d'une grande losange.
- La chape est un vêtement de deux triangles rectangles, formés par les bords de l’écu et par deux lignes menées du milieu du chef à chacun des angles de la pointe. P.-B. Gheusi, Le Blason, 1932
Citation
S'il donne de son pain à celui qui a faim, s'il couvre de vêtements ceux qui étaient nus
Origine du mot
En ancien français vestement, du latin vestimentum.
Dans le dictionnaire latin : vestimentum
1873 — le Littré
VÊTEMENT s. m. (vê-te-man)
Ce qui sert à couvrir le corps. encore relevé aujourd’hui
- S'il donne de son pain à celui qui a faim, s'il couvre de vêtements ceux qui étaient nus — SACI, Bible, Ézéchiel, XVIII, 7
- Que d'une serge honnête elle ait son vêtement, Et ne porte le noir qu'aux bons jours seulement — MOL., Éc. des maris, I, 2
5 autres citations
- Il y a des attitudes, des mouvements et des gestes dans cette figure qui font qu'elle est étrangère au vêtement qui la couvre — MARIV., Pays. parv. 5e part.
- Ces vêtements de mort, ces apprêts, ce festin — VOLT., Oreste, I, 2
- Rien n'est si mesquin, si pauvre, si maussade, si ingrat que nos vêtements — DIDER., Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 100, dans POUGENS
- Mécène écrivait comme il s'habillait ; son discours fut mou, négligé, lâche comme son vêtement — ID., Cl. et Nér. II, 40
- Leurs légers vêtements brillent de pourpre et d'or — DELILLE, Parad. perdu, X
Fig.
- Il y a dans l'Église de Sardis un petit nombre de fidèles, qui n'ont pas souillé leurs vêtements, ces riches vêtements dont le baptême les a revêtus — BOSSUET, Mar.-Thér.
Historique
XIe s.
- Franceis.... trenchent.... Cez vestemenz entresques as chars vives — Ch. de Rol. CXXIV
XIIe s.
- E desira [déchira] Mathatias e si fil [ses fils] ses vestements — Machab. I, 2
XIIIe s.
- Queil sunt li vestiment dont l'anrme [l'àme] est aorneie ? Vestue at pietet, cariteit affiubleie — Arch. des miss. scient. 2e sér. t. v, p 191
XVIe s.
- Ces nations qui n'ont aulcune cognoissance de vestemens — MONT., I, 259
Étymologie
Provenç. vestiment ; espagn. et ital. vestimento ; du lat. vestimentum, qui vient de vestire, vêtir.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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