renoncement

nature
nom masculin
diction
[ʁənɔ̃səmɑ̃] · 4 syllabes
usage
7 par million de mots
parenté
re

Sens et définitions

Nom 2

  1. Action de renoncer.
    • Le renoncement à soi-même n'est pas la destruction de soi-même mais le renoncement à garder la vie pour soi. Michel Quoist, Construire l'homme, Éditions de l'atelier, Paris, 1997, page 117
1 emploi spécialisé
  1. Généralités Un dépouillement personnel pour écarter tout ce qui, en lui, risquerait de faire écran au rayonnement de la vérité.

Citation

Je fais la révérence à la simple et modeste sépulture de Mme de Guise, dont le renoncement à celle des rois ses aïeux mérite une couronne éternelle
Madame de Sévigné, 29 mars 1696

Origine du mot

Renoncer ; provenç. renunciamen ; espagn. renunciamento ; ital. rinunziamento. — Littré, 1873

1873 — le Littré

RENONCEMENT s. m. (re-non-se-man)

1 Action de renoncer à quelque chose. encore relevé aujourd’hui

  • Je fais la révérence à la simple et modeste sépulture de Mme de Guise, dont le renoncement à celle des rois ses aïeux mérite une couronne éternelle — SÉV., 29 mars 1696

2 Particulièrement, renoncement de soi-même, à soi-même, acte de l'âme qui se désintéresse de ses propres intérêts.

  • Il n'est point d'exemple d'une volonté plus soumise et d'un plus parfait renoncement de soi-même — BALZ., 7e disc. sur la cour.
  • La vertu politique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible — MONTESQ., Esp. IV, 5

Dans l'histoire d'Angleterre, ordonnance ou acte de renoncement à soi-même, bill par lequel la chambre des communes arrêta que tout membre du parlement serait exclu des fonctions civiles et militaires (1644).

3 Dans la morale chrétienne, action de renoncer aux choses du monde.

  • Le renoncement à l'amour des créatures étant un des engagements de notre baptême — NICOLE, Essais, t. V, p. 216, dans POUGENS
  • Donnant de grands exemples de modestie, de prudence, de piété, et d'un parfait renoncement à tous les soins et à tous les plaisirs du siècle — FLÉCH., Hist. de Théodose, III, 88
2 autres citations
  • L'abbé de Rancé, qui dès lors méditait cet entier renoncement au monde, dont il donna depuis un si terrible exemple — D'ALEMB., Éloges, Testu.
  • C'était une musique toute religieuse qui conseillait le renoncement à la terre — STAËL, Corinne, X, 4

Absolument.

  • Je ferai de grandes austérités, des renoncements difficiles, des changements étonnants dans ma conduite — FÉN., t. XVIII, p. 118
  • Une vie de renoncement et de sacrifice — MASS., Myst. Purific. 2
Historique

XVIe s.

  • Si nostre sanctification consiste au renoncement de nostre propre volonté.... — CALV., Inst. 295
Étymologie

Renoncer ; provenç. renunciamen ; espagn. renunciamento ; ital. rinunziamento.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « renoncement » du Wiktionnaire.

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