rejeté

nature
adj masculin
diction
[ʁəʒte] · 2 syllabes
usage
13 par million de mots
parenté
re

Sens et définitions

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier du verbe rejeter.
    • D’entrée j’ai été désaffermi, rejeté, bousculé, à les voir si attaquants, si furieux, et revenant sans cesse à la charge, et toujours aussi violents, et hostiles — presque enragés. Henri Michaux, Les Grandes épreuves de l’esprit et les innombrables petites, page 75

Citation

Cependant, son nom [de Napoléon] sur la cité Bondissait, des canons aux clochers rejeté
Victor Hugo, F. d'aut. 30

1873 — le Littré

REJETÉ, ÉE part. passé (re-je-té, tée)

de rejeter

1 Jeté de nouveau ; repoussé, renvoyé. Balle jetée et rejetée.

Fig.

  • Cependant, son nom [de Napoléon] sur la cité Bondissait, des canons aux clochers rejeté — V. HUGO, F. d'aut. 30

2 Jeté hors.

  • Les matières rejetées par les volcans — BUFF., 4e ép. nat. Œuv. t. XII, p. 203

Fig.

  • Un simple fidèle, qui vit dans la tiédeur, n'est pas propre au royaume de Dieu, et est rejeté de sa bouche comme une boisson tiède et dégoûtante — MASS., Confér. Zèle contre les scand.

3 Qu'on ne veut pas recevoir.

  • Ô poids des grâces rejetées, poids des bienfaits méprisés — BOSSUET, Ferveur de la pénit. II
  • Il y a dans les meilleurs conseils de quoi déplaire ; ils viennent d'ailleurs que de notre esprit ; c'est assez pour être rejetés d'abord par présomption et par humeur — LA BRUY., XII
1 autre citation
  • L'autorité a cessé d'avoir plus de poids que la raison ; ce qui était reçu sans contradiction, parce qu'il l'était depuis longtemps, est présentement examiné et souvent rejeté — FONTEN., Préf. Acad. des sciences, Œuv. t. X, p. 2, dans POUGENS.

Il se dit des personnes en un sens analogue.

  • Il [Jonas] se consolait en criant : Seigneur, quoique rejeté de devant vos yeux, je reverrai votre saint temple — BOSSUET, 2e instr. past. 74
  • Il se croit quelque enfant rejeté par sa mère, à qui j'ai par pitié daigné servir de père — RAC., Ath. I, 2
1 autre citation
  • Ses prêtres [d'Israël] sont captifs, ses rois sont rejetés — ID., ib. III, 7

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « rejeté » du Wiktionnaire.

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