divinité

nature
nom féminin
diction
[divinite] · 4 syllabes
usage
6 par million de mots
parenté
di

Sens et définitions

Nom 5

  1. Dieu ou déesse du polythéisme.
    • Si les divinités telluriques de Puisaye président à la naissance de Colette, il ne faut pas oublier que les dieux liés à l'eau bercent son destin. Nicole Dubus Vaillant, Le Capitaine Jules Colette, Société des Écrivains, 2011, p.17
  2. Représentation matérielle d'un dieu sous forme de sculpture, de statue, de statuette, etc.
    • Divinités en bronze, en argent, en or – de tous poids, de toutes dimensions. Correspondance de Rodolphe Lemieux [1907], citée dans René Castonguay, Un diplomate à la découverte du Japon, Québec, Septentrion, 2018, page 57
  3. Être ou objet adoré.
    • Le whist de l’abbé Duret faisait une utile diversion aux quasi-monologues de la divinité. Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844
2 emplois spécialisés
  1. Religion Essence divine ; nature divine.
    • Gardez-vous donc bien d’imiter le vulgaire, qui met la Fortune au nombre des dieux ; la bizarrerie de sa conduite l’éloigne entièrement du caractère de la divinité, […]. Épicure, Lettre à Ménécée – traduction par Jacques Georges Chauffepié (1840)
  2. Religion Dieu lui-même.
    • Je n’ai donc rien à vous demander pour moi, ô monseigneur Jésus ! maintenant, surtout, que de mes yeux mortels j’ai contemplé votre divinité. Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839

Citation

Arius et ses partisans y furent appelés [au concile] ; on les ouït, on les convainquit, on les condamna ; la divinité de Jésus-Christ fut reconnue
Esprit Fléchier, Hist. de Théod. II, 8

Origine du mot

Du latin divinitas.

Dans le dictionnaire latin : divinitas

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

DIVINITÉ s. f. (di-vi-ni-té)

1 Qualité de ce qui est divin.

  • Les oracles deviennent galimatias par la mauvaise disposition de l'organe qui les rend ; ils perdent l'opinion de leur première divinité, et n'acquièrent point les grâces de l'éloquence humaine — BALZ., Socr. chrét. Disc. 10

Divinité de Jésus-Christ, nature divine par laquelle il est une des personnes de la Trinité et qui avait été niée par les Ariens.

  • Arius et ses partisans y furent appelés [au concile] ; on les ouït, on les convainquit, on les condamna ; la divinité de Jésus-Christ fut reconnue — FLÉCH., Hist. de Théod. II, 8

2Par la métonymie du concret pour l'abstrait , l'être divin lui-même, dieu ou déesse. Les divinités du Styx. Sombres divinités, les dieux infernaux. Divinité favorable. Divinité terrible.

  • Avant qu'un culte impie se fût taillé des divinités de bois — MASS., Caréme, Vérité.
  • On peut réduire à trois points et à trois questions principales les sentiments des anciens philosophes sur la divinité : 1° si la divinité existe ; 2° quelle est sa nature ; 3° si elle préside au gouvernement du monde et si elle prend soin des affaires du genre humain — ROLLIN, Hist. anc. liv. XXIII, ch. III, art. 1
1 autre citation
  • [Dans le poëme épique] Chaque vertu devient une divinité — BOILEAU, Art p. III

3Par antonomase, le vrai Dieu.

  • Il semble que ce sentiment [de la toute-puissance de Dieu] n'est pas moins gravé dans l'esprit des hommes que celui de leur liberté, puisqu'ils comprennent, dans les vœux qu'ils font et dans les actions de grâces qu'ils rendent à la divinité, plusieurs choses qui ne leur arrivent que par leur liberté ou celle des autres — BOSSUET, Libre arb. 3
  • Du séjour bienheureux de la divinité — RAC., Esth. Prol.
1 autre citation
  • Un envoyé de la divinité Eût semblé moins terrible au peuple épouvanté — DELAV., Vêpres sicil. V, 2

4Par extension, ce qu'on adore, ou qu'on est censé adorer. encore relevé aujourd’hui

  • Je jure donc par vous, ô pitoyable reste, Ma divinité seule après ce coup funeste.... — CORN., M. de P. V, 1
  • Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux ; Ces deux divinités n'accordent à nos vœux Que des biens peu certains, des plaisirs peu tranquilles — LA FONT., Phil. et Baucis
1 autre citation
  • Une divinité volage [la mode] Nous anime et nous conduit tous — BERNIS.

5Fig. Femme très belle. C'est une divinité.

  • Sachez que je m'impute à trop de lâcheté D'entendre mal parler de ma divinité [la femme que j'adore] — MOL., l'Étour. III, 3
Historique

XIIIe s.

  • Ainsinc preeschier le soloient Jadis par Paris la cité Li mestre de divinité [théologie] — la Rose, 11496

XIVe s.

  • Si seront 20 escolier enfant en gramaire et 30 en logique et en philosophie et 20 en theologie ou en divinité — DU CANGE, ars.
Étymologie

Provenç. divinitat ; espagn. divinidad ; ital. divinità ; du latin divinitatem, de divinus, divin. Dans l'ancien français ce mot signifie théologie, d'où l'anglais divinity, qui a ce sens.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « divinité » du Wiktionnaire.

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